lait relais après allaitement

Sevrage : quel est le meilleur lait relais après l'allaitement ?

Arrêter l'allaitement est une étape importante, qui peut susciter beaucoup d'émotions. Vous avez nourri votre bébé avec votre lait, partagé des moments uniques de proximité et de tendresse… et maintenant que vient le moment de choisir un lait infantile pour poursuivre une alimentation équilibrée, vous êtes un peu perdu.e.  Rien d'étonnant car très vite, les avis des uns et des autres se mêlent et se contredisent : "Il faut un lait relais", "Celui-ci est plus digeste", "C'est indispensable pour la croissance". Cependant, il faut le savoir : il n'existe aucun lait relais supérieur à un lait infantile classique. Tous les laits infantiles homologués répondent à des normes strictes et apportent à votre bébé tout ce dont il a besoin pour bien grandir. L'objectif de cet article : vous donner les repères essentiels pour choisir sereinement, en toute confiance.

 

Lait maternel : pourquoi il reste unique, et comment prendre le relais sereinement ?

 

Le lait maternel est, sans hésitation, le meilleur lait pour un bébé. Il est parfaitement adapté à ses besoins, évolue au fil des semaines, le protège des infections grâce aux anticorps et favorise ce lien si particulier qui se crée pendant les tétées. C'est un vrai concentré de bénéfices que l'industrie ne peut pas égaler.

Mais cela ne veut pas dire que passer au lait infantile est un mauvais choix. Les raisons d'arrêter l'allaitement sont multiples : fatigue, reprise du travail, douleurs, besoin de retrouver son corps, envie de souffler… ou simplement parce que vous sentez que c'est le bon moment. Et tout cela est parfaitement légitime.

Rassurez-vous, les préparations infantiles vendues en France répondent à des normes très strictes. Elles apportent tous les nutriments essentiels dont votre bébé a besoin pour bien grandir : protéines adaptées, fer, vitamines, acides gras essentiels dont le DHA… bref, tout pour assurer une croissance normale à votre bébé.

Beaucoup de familles choisissent aussi l'allaitement mixte pour adoucir la transition : un peu de sein, un peu de biberon, du temps, et chacun trouve son rythme. L'important, c'est que votre bébé soit nourri, aimé et entouré

 

Ce qu'il faut savoir sur les laits relais

 

Lait relais : marketing ou réel intérêt ?

 

Les laits "relais " sont très présents dans les rayons et les publicités. Leur objectif : rassurer les parents en laissant croire qu'il existe un lait "spécial" pour remplacer le lait maternel.

En réalité :

- Il n"existe pas de lait relais nutritionnellement supérieur aux laits infantiles standards. La composition obligatoire (protéines, lipides, glucides, fer, vitamines, DHA) est la même dans un lait classique et dans un lait relais.

- Le terme " relais " n'est pas défini réglementairement. Les marques peuvent donc l'utiliser librement.

- La digestion ou la tolérance digestive de bébé ne sont pas meilleures avec un lait relais.

 

Quand un lait adapté peut-il être utile ?

 

Certains bébés peuvent avoir besoin d'un lait spécifique si :

- Allergies ou intolérances alimentaires

- Reflux ou troubles digestifs

- Besoins particuliers identifiés par le pédiatre

 

Dans tous les autres cas, un lait standard est suffisant.

 

Comment choisir un lait infantile après l'allaitement ?

 

Voici les points essentiels pour faire un choix éclairé et choisir le meilleur lait pour votre bébé.

 

1. L'âge de votre bébé

 

- 0–6 mois : lait 1er âge

- 6–12 mois : lait 2e âge

- 12 mois et plus : lait de croissance

 

Respecter l'âge indiqué sur la boîte est important car les besoins nutritionnels de bébé changent rapidement au cours de la première année.

 

2 . La composition : ce qui compte vraiment dans un lait infantile

 

Tous les laits infantiles vendus en France respectent un cadre réglementaire très strict : ils doivent apporter protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux, fer, calcium et DHA en quantité suffisante pour couvrir les besoins de votre bébé. C'est ce qui rend tous les laits sûrs, même si leurs compositions ne sont pas totalement identiques.

Certaines variations existent d'une marque à l'autre et elles peuvent vous aider à affiner votre choix :

- Le rapport caséine/protéine : il est intéressant de privilégier un lait dont la répartition entre caséine et lactoserum se rapproche du lait maternel (ration de 40/60 environ). Cela contribue souvent à une meilleure digestibilité et à une composition plus adaptée pour bébé.

- La qualité des lipides : tous les laits doivent contenir du DHA, parfois issu d’huiles de poisson ou d'algues. L'ARA, quand il est présent, complète le profil lipidique pour mieux reproduire le lait maternel. Le duo DHA + ARA soutient le développement du cerveau, de la vision et du système immunitaire de bébé. Sa présence en proportions équilibrées peut donc être un critère pertinent pour orienter votre choix.

- Des ajouts optionnels : prébiotiques, probiotiques ou certains mélanges d'acides gras peuvent différer, sans que cela ne change fondamentalement la valeur nutritionnelle du lait. 

- Des critères de fabrication : bio, sans huile de palme, origine du lait… Ces points relèvent avant tout de vos propres convictions.

 

Tous les laits infantiles classiques sont adaptés après l'allaitement, mais certaines différences peuvent vous aider à choisir celui qui vous correspond le mieux, à vous et à votre bébé.

 

Les besoins spécifiques de bébé : quand choisir un lait particulier ?

 

Dans la grande majorité des cas, un lait infantile standard suffit largement. Il couvre tous les besoins nutritionnels de votre bébé et convient très bien aux enfants sans problèmes particuliers. Cependant, certaines situations spécifiques peuvent justifier un lait adapté aux besoins de bébé.

Voici les principaux cas où votre pédiatre peut recommander une formule particulière :

- Reflux important (RGO) : les laits épaissis, souvent appelés "AR" (anti-régurgitations), peuvent réduire les régurgitations et améliorer le confort de bébé. Ils ne sont utiles que si le reflux le gêne vraiment.

- Petits troubles digestifs : pour les bébés constipés, qui ont tendance aux gaz, aux coliques ou au transit irrégulier, certains laits comportant une répartition caséine/protéines différente, des prébiotiques ou une teneur en lactose légèrement ajustée peuvent aider. Cela reste un ajustement ponctuel, pas une nécessité pour tous.

- Suspicion d’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) : si une allergie est confirmée, un lait hypoallergénique (HA) classique ne suffit pas. On se tourne alors vers des formules extensivement hydrolysées ou, dans les cas sévères, à base d'acides aminés, toujours sur prescription médicale. Cette situation particulière doit être validée par un professionnel de santé.

- Malabsorption du lactose : très rare avant 3 ans, mais si un problème est identifié, un lait sans lactose peut être utilisé temporairement.

 

Si votre bébé n'a pas de symptômes particuliers, un lait standard est le meilleur choix. Cependant, si vous observez un inconfort digestif qui vous inquiète, votre pédiatre pourra vous guider vers une formule plus adaptée mais ce n'est jamais à vous de changer seule de lait au hasard.

 

Accompagner la transition : comment passer du sein au biberon en douceur ?

 

Le passage du lait maternel au lait infantile peut se faire très progressivement, sans pression et surtout sans règles strictes. Chaque bébé a son rythme et l'objectif est simplement d'avancer pas à pas.

 

Voici quelques repères pour vivre cette étape sereinement :

- Introduisez le lait infantile petit à petit : vous pouvez commencer par remplacer une tétée par un biberon, puis deux, puis davantage si votre bébé l'accepte bien.

- Mélangez les laits si nécessaire : certains bébés apprécient une transition en douceur avec un mélange lait maternel / lait infantile au début, avant de passer à des biberons 100 % lait infantile.

- Observez votre bébé : s'il boit moins, réclame plus souvent, refuse un biberon ou semble perturbé, ralentissez simplement le rythme.

- Gardez des repères rassurants : le contact, la voix, les câlins, la proximité… tout cela compte autant que ce qu'il y a dans le biberon.

- Faites-vous confiance : il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de sevrer. Il y a votre bébé, vos besoins, et ce qui fonctionne pour votre duo.

- En cas de doute, demandez conseil à votre pédiatre. Il est là pour vous accompagner et pourra vous orienter si votre bébé a des besoins particuliers.

 

FAQ

 

Faut-il absolument un lait relais ?
Non, l'appellation "relais" est purement marketing et n'apporte rien de plus qu'un lait infantile classique. 

Un lait relais est-il plus digeste ?
Non, la digestion et la tolérance sont identiques à celles d'un lait dit classique. 

Comment réussir la transition ?
Progressivement. Mélangez le lait maternel et le lait infantile et augmentez doucement la proportion de lait infantile.

Et si mon bébé a une allergie ou un reflux ?
Consultez votre pédiatre : il pourra vous orienter vers un lait spécifique adapté aux besoins de votre enfant.

Peut-on combiner allaitement et lait infantile pendant un moment ?
Oui. L'allaitement mixte permet de garder un rythme doux et de préserver le lien avec votre bébé pendant le sevrage.

 

Sources utiles sur le sujet

 

- laits.fr

 

Santé Bébé rappelle que l'OMS recommande l'allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois de vie et la poursuite de l'allaitement jusqu'à l'âge de deux ans voire au delà. Lorsque l'allaitement n'est pas possible ou souhaité, les laits infantiles offrent une alternative sûre, strictement encadrée et adaptée aux besoins nutritionnels du bébé.

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